Le Taillon par le refuge des Sarradets et la Brèche de Roland (Hautes-Pyrénées)
Nous sommes à Gavarnie depuis quelques jours, invités de façon fort sympathique par Joseph et Catherine, les gardiens du refuge des Granges de Holle. Le mauvais temps nous a contraints à la patience.
Enfin, voici le retour des bonnes conditions météorologiques. Nous partons pour gravir le Taillon à 3140 m.
Ce sommet est d’un accès particulièrement facile pour son altitude, et l’itinéraire passe par la mythique brèche de Roland. Cette facilité offre la possibilité à des marcheurs, parfois peu entraînés ou peu équipés, de goûter aux joies de la haute montagne.
Le chemin prend des allures de procession. La foule se presse autour du refuge des Sarradets, de la brèche et ensuite au sommet du Taillon. Christian habituellement avec ses chevaux nous a accompagnés, ainsi qu’Axel, garde animateur stagiaire au Parc National. L’environnement traversé est minéral, même si les botanistes trouvent ici leur bonheur : de Candolle est venu au pied du glacier herboriser en son temps, et la richesse de la flore d’altitude ne les déçoit pas.
Nous redescendons en début d’après-midi, malgré l’heure tardive, nous croisons des randonneurs qui continuent à monter en direction du sommet.
Enfin, voici le retour des bonnes conditions météorologiques. Nous partons pour gravir le Taillon à 3140 m.
Ce sommet est d’un accès particulièrement facile pour son altitude, et l’itinéraire passe par la mythique brèche de Roland. Cette facilité offre la possibilité à des marcheurs, parfois peu entraînés ou peu équipés, de goûter aux joies de la haute montagne.
Le chemin prend des allures de procession. La foule se presse autour du refuge des Sarradets, de la brèche et ensuite au sommet du Taillon. Christian habituellement avec ses chevaux nous a accompagnés, ainsi qu’Axel, garde animateur stagiaire au Parc National. L’environnement traversé est minéral, même si les botanistes trouvent ici leur bonheur : de Candolle est venu au pied du glacier herboriser en son temps, et la richesse de la flore d’altitude ne les déçoit pas.
Nous redescendons en début d’après-midi, malgré l’heure tardive, nous croisons des randonneurs qui continuent à monter en direction du sommet.
La note des botanistes
Enfin une belle journée qui va nous permettre de faire l'ascension du Taillon.
Dès, 7h30, nous partons pour le col de Boucharot depuis le col des Tentes. Nous trouverons, comme de Candolle, et pour la première fois depuis notre départ, l'Astragale toujours verte.
De Candolle fit d'abord un passage en Espagne (que nous n'effectuons pas) afin de réaliser l'ascension complète du Taillon.
Sur cette première partie, la Saxifrage faux bugle s'installe dans les endroits frais et ombragés, sous de gros rochers le plus souvent. Ensuite, en direction du refuge, nous ne notons rien de particulier, sinon la présence, dans les éboulis au pied du glacier, d'une Linaire alpine à gorges orangée, identique à la sous-espèce des Pyrénées Orientales.
Du refuge jusqu'à la Brèche de Roland, la végétation est inexistante : autrefois recouverte de névés, cette zone est aujourd'hui un vaste éboulis encore stérile. Après la brèche, nous identifions la drave douteuse, insérée dans des fissures de roches, qui est en début de fructification.
Plus loin, après un piton rocheux que les gens appellent « le Doigt », nous faisons quelques trouvailles intéressantes comme la Saxifraga exarata, ou bien la Renoncule alpestre citée par de Candolle beaucoup plus bas sous le glacier.
Après avoir fait le sommet, lors de la descente, nous trouvons une nouvelle espèce pour l'expédition, la Minuartie à feuilles de céraiste, plante endémique des Pyrénées centrales et occidentales, qui est reconnaissable aux poils glanduleux présents sur toute sa surface.
Nous remarquerons aussi une Saxifrage à feuilles opposées en floraison bien tardive...
Dès, 7h30, nous partons pour le col de Boucharot depuis le col des Tentes. Nous trouverons, comme de Candolle, et pour la première fois depuis notre départ, l'Astragale toujours verte.
De Candolle fit d'abord un passage en Espagne (que nous n'effectuons pas) afin de réaliser l'ascension complète du Taillon.
Sur cette première partie, la Saxifrage faux bugle s'installe dans les endroits frais et ombragés, sous de gros rochers le plus souvent. Ensuite, en direction du refuge, nous ne notons rien de particulier, sinon la présence, dans les éboulis au pied du glacier, d'une Linaire alpine à gorges orangée, identique à la sous-espèce des Pyrénées Orientales.
Du refuge jusqu'à la Brèche de Roland, la végétation est inexistante : autrefois recouverte de névés, cette zone est aujourd'hui un vaste éboulis encore stérile. Après la brèche, nous identifions la drave douteuse, insérée dans des fissures de roches, qui est en début de fructification.
Plus loin, après un piton rocheux que les gens appellent « le Doigt », nous faisons quelques trouvailles intéressantes comme la Saxifraga exarata, ou bien la Renoncule alpestre citée par de Candolle beaucoup plus bas sous le glacier.
Après avoir fait le sommet, lors de la descente, nous trouvons une nouvelle espèce pour l'expédition, la Minuartie à feuilles de céraiste, plante endémique des Pyrénées centrales et occidentales, qui est reconnaissable aux poils glanduleux présents sur toute sa surface.
Nous remarquerons aussi une Saxifrage à feuilles opposées en floraison bien tardive...
La vidéo du jour
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