La vallée de la Glère (Hautes-Pyrénées)
Nous partons de Luz Saint-Sauveur en véhicule pour prendre le départ du chemin. Une grande route bien tracée s’enroule en lacets jusqu’au refuge de la Glère que nous atteignons rapidement. Miguel notre botaniste et Nadine du conservatoire botanique des Pyrénées s’avancent pour prendre un peu plus de temps à herboriser.
De notre côté, nous rencontrons dans sa grange, un jeune berger occupé à la fabrication de son fromage. Il s’appelle Denis. Il est heureux de nous faire découvrir son métier qu’il vit avec passion dans ce décor de haute montagne. Il nous explique l’intérêt de fabriquer le fromage en haute altitude. On y retrouve un goût plus fruité et plus savoureux au palais. Il possède plus de 70 brebis dans ces hautes estives. Nous sommes invités à regarder la fabrication du Greuil. Pour rien au monde il ne laisserait sa place préférant la solitude et la contemplation de la montagne. Il reste pessimiste pour l’avenir de son métier, car, selon lui, de moins en mois de jeunes souhaitent le pratiquer à cause des difficultés liées aux conditions particulières de travail dans un milieu montagnard. Il faut vivre à côté des bêtes, s’en occuper, les surveiller, extraire le lait, puis fabriquer le fromage. Les heures sont longues et ne se comptabilisent pas de la même manière que dans un bureau. Et pourtant il ne se plaint pas car il vit correctement de ses revenus grâce à la qualité de ses produits.
Nous remontons quelques mètres au-dessus du Berger et nous arrivons au refuge de la Glère.
Nous rencontrons là un nouveau passionné de montagnes. Le gardien du refuge ne donnerait pour rien lui aussi sa place qu’il garde précieusement. La capacité d’accueil du refuge est importante en plus d’une bonne table toujours précieuse pour les randonneurs après de bonnes heures de marche.
Nous rejoignons les botanistes un peu plus haut à proximité d’une succession de lacs qui s’étendent sur toute une partie du massif. C’est un environnement granitique ponctué de nombreuses zones humides. Nous apercevons le pic de Lurtet, les crêtes d’Espade et les crêtes de Mourelles que nous devons franchir avant l’arrivée annoncée d’orages. Ce jours-là un rendez-vous en direct à été fixé avec Europe 2. Par chance, à l’endroit où nous sommes le téléphone capte normalement.
Le temps s’aggrave à mesure que nous progressons en direction des crêtes de Mourelles. Comme le passage n’est pas signalé, nous hésitons un instant pour nous engager dans ce qui pourrait vite tourner au cauchemar. Miguel continue ses recherches et sur un énorme bloc rocheux, il découvre l’Androsace. Le temps de faire un relevé, de filmer et de photographier, le temps se dégrade de plus en plus. Désormais, au-dessus des crêtes, de gros nuages noirs menaçants sont en train de se former. Jean-Noël insiste pour prendre la décision la plus sage et la mieux adaptée à notre situation. Nous décidons de retrouver le sentier le plus sûr et redescendre sans tarder par le refuge de la Glère.
En redescendant, nous croisons le Carex des Pyrénées que de Candolle avait aussi trouvé il y a 200 ans mais aussi la Gentiane de Bursaire…
Nous accélérons notre descente, sentant l’orage de plus en plus proche. Pour faire plus court, nous empruntons des chemins plus directs mais plus pentus.
Ce n’est qu’une fois arrivés tout en bas de la vallée de la Glère, à l’auberge « Chez Louisette », que l’orage a éclaté, accompagné du traditionnel déluge d’eau.
Nous avions pris la bonne décision !
De notre côté, nous rencontrons dans sa grange, un jeune berger occupé à la fabrication de son fromage. Il s’appelle Denis. Il est heureux de nous faire découvrir son métier qu’il vit avec passion dans ce décor de haute montagne. Il nous explique l’intérêt de fabriquer le fromage en haute altitude. On y retrouve un goût plus fruité et plus savoureux au palais. Il possède plus de 70 brebis dans ces hautes estives. Nous sommes invités à regarder la fabrication du Greuil. Pour rien au monde il ne laisserait sa place préférant la solitude et la contemplation de la montagne. Il reste pessimiste pour l’avenir de son métier, car, selon lui, de moins en mois de jeunes souhaitent le pratiquer à cause des difficultés liées aux conditions particulières de travail dans un milieu montagnard. Il faut vivre à côté des bêtes, s’en occuper, les surveiller, extraire le lait, puis fabriquer le fromage. Les heures sont longues et ne se comptabilisent pas de la même manière que dans un bureau. Et pourtant il ne se plaint pas car il vit correctement de ses revenus grâce à la qualité de ses produits.
Nous remontons quelques mètres au-dessus du Berger et nous arrivons au refuge de la Glère.
Nous rencontrons là un nouveau passionné de montagnes. Le gardien du refuge ne donnerait pour rien lui aussi sa place qu’il garde précieusement. La capacité d’accueil du refuge est importante en plus d’une bonne table toujours précieuse pour les randonneurs après de bonnes heures de marche.
Nous rejoignons les botanistes un peu plus haut à proximité d’une succession de lacs qui s’étendent sur toute une partie du massif. C’est un environnement granitique ponctué de nombreuses zones humides. Nous apercevons le pic de Lurtet, les crêtes d’Espade et les crêtes de Mourelles que nous devons franchir avant l’arrivée annoncée d’orages. Ce jours-là un rendez-vous en direct à été fixé avec Europe 2. Par chance, à l’endroit où nous sommes le téléphone capte normalement.
Le temps s’aggrave à mesure que nous progressons en direction des crêtes de Mourelles. Comme le passage n’est pas signalé, nous hésitons un instant pour nous engager dans ce qui pourrait vite tourner au cauchemar. Miguel continue ses recherches et sur un énorme bloc rocheux, il découvre l’Androsace. Le temps de faire un relevé, de filmer et de photographier, le temps se dégrade de plus en plus. Désormais, au-dessus des crêtes, de gros nuages noirs menaçants sont en train de se former. Jean-Noël insiste pour prendre la décision la plus sage et la mieux adaptée à notre situation. Nous décidons de retrouver le sentier le plus sûr et redescendre sans tarder par le refuge de la Glère.
En redescendant, nous croisons le Carex des Pyrénées que de Candolle avait aussi trouvé il y a 200 ans mais aussi la Gentiane de Bursaire…
Nous accélérons notre descente, sentant l’orage de plus en plus proche. Pour faire plus court, nous empruntons des chemins plus directs mais plus pentus.
Ce n’est qu’une fois arrivés tout en bas de la vallée de la Glère, à l’auberge « Chez Louisette », que l’orage a éclaté, accompagné du traditionnel déluge d’eau.
Nous avions pris la bonne décision !
La note des botanistes
Le paysage à dominante granitique laisse entrevoir quelques éboulis de Calschistes où s'épanouit le Géranium cendré. Nous notons une espèce assez minuscule, repérable grâce à ses fleurs jaunes, l'Euphraise naine, la bien nommée.
Dans cette vallée, de nombreux lacs se succèdent. Nous nous dirigeons vers le Lac bleu et le glacier de Maniportet. Nous rencontrons quelques belles mares où s'épanouit en nombre le rubanier à feuilles étroites. Beaucoup d'entre elles sont asséchées. Sur le bord de ces mares, nous observons le Jonc filiforme avec son inflorescence au milieu de la tige, de même que la Selaginelle, petite plante intermédiaire entre les mousses et les fougères.
À l'observation du glacier, il nous semble qu'il est en forte régression, si on compare au récit qu'en fait de Candolle à son époque.
Plus loin, de beaux pieds d'Adénostyle à feuilles d'alliaire, accompagnent le carex frigide et la ciboulette en bordure d'un ruisseau. Plus haut en direction du lac bleu, dans des ruisselets se développent des tapis de Saxifrage aquatique.
Dans ce dédale de bloc et de petites falaises granitiques nous tombons nez à nez avec de petits coussinets d'Androsace des Pyrénées en fruit identifiable cependant grâce aux bractées présentes sous le calice. Cette espèce endémique des Pyrénées centrales suffit à nous réjouir pour la journée avant notre descente au pas de course pour éviter l'orage et la pluie qui arrive, mais qui nous laisse le temps de repérer une petite pelouse Acidiphile, où s'épanouit la Bruyères à quatre angles.
Nous trouvons sur cette journée la plupart des espèces citées par de Candolle.
Dans cette vallée, de nombreux lacs se succèdent. Nous nous dirigeons vers le Lac bleu et le glacier de Maniportet. Nous rencontrons quelques belles mares où s'épanouit en nombre le rubanier à feuilles étroites. Beaucoup d'entre elles sont asséchées. Sur le bord de ces mares, nous observons le Jonc filiforme avec son inflorescence au milieu de la tige, de même que la Selaginelle, petite plante intermédiaire entre les mousses et les fougères.
À l'observation du glacier, il nous semble qu'il est en forte régression, si on compare au récit qu'en fait de Candolle à son époque.
Plus loin, de beaux pieds d'Adénostyle à feuilles d'alliaire, accompagnent le carex frigide et la ciboulette en bordure d'un ruisseau. Plus haut en direction du lac bleu, dans des ruisselets se développent des tapis de Saxifrage aquatique.
Dans ce dédale de bloc et de petites falaises granitiques nous tombons nez à nez avec de petits coussinets d'Androsace des Pyrénées en fruit identifiable cependant grâce aux bractées présentes sous le calice. Cette espèce endémique des Pyrénées centrales suffit à nous réjouir pour la journée avant notre descente au pas de course pour éviter l'orage et la pluie qui arrive, mais qui nous laisse le temps de repérer une petite pelouse Acidiphile, où s'épanouit la Bruyères à quatre angles.
Nous trouvons sur cette journée la plupart des espèces citées par de Candolle.