Sur les traces de la première grande traversée pyrénéenne de 1807 par le botaniste Augustin Pyramus de Candolle... 200 ans après

 
200 ans plus tard...
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Augustin Pyramus de Candolle
La première grande traversée des Pyrénées
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2007/06 - pdf (1.74 Mo)

Le pic de Bergons (Hautes-Pyrénées)

  
Ce sommet domine Luz-saint-sauveur, dans les Hautes-Pyrénées. Ses flancs sont recouverts d’estives toujours exploitées et de granges foraines toutes magnifiques. La notion d’entretien des espaces montagnards par l’homme prend ici tout sons sens. La plupart des terrains sont raides, l’accès est souvent exposé, et pourtant les agriculteurs fauchent ces prairies d’altitude. Une ascension facile nous attend sur 1300 m.

Nous démarrons lentement, des journalistes de TF1 doivent nous retrouver dans la matinée.
Une piste arrive pratiquement sous le sommet, nous décidons malgré tout de gravir à pied le Bergons, et partons donc du camping de Luz. Eric les guidera à notre rencontre.

Temps superbe, la journée s’annonce excellente. Jusqu’à une certaine altitude, au-dessus des dernières estives exploitées, le terrain présente finalement peu d’intérêt pour les botanistes. Les prairies viennent d’être fauchées.

Nous arrivons au sommet, la vue sur le cirque de Gavarnie est grandiose.
Le versant sud-ouest est particulièrement raide, les botanistes trouvent ici des espèces intéressantes.
 
 

Note des botanistes

 
Aujourd'hui, très belle randonnée au pic de Bergons.

En lisière de forêt, nous trouvons le Pavot du pays de Galles.

Au niveau de l'estive, nous sommes agréablement surpris par l'activité agricole qui demeure encore dans cette zone de haute montagne. La pratique de la fauche maintient un paysage et une diversité floristique. Dès l'abandon de ces parcelles, la fougère aigle  et les noisetiers prennent rapidement le dessus sur les autres espèces qui disparaissent, le paysage s'homogénéise.

Concernant notre herborisation, elle fut intéressante avec la découverte d'une plante protégée nationale citée au niveau du pic en 1865. Il s'agit de la Drave Blanchâtre, petite crucifère aux siliques allongées et légèrement spiralées, à tiges feuillées. Plante des régions arctiques, c'est une relique de l'époque glaciaire. Nous n'avons pu trouver qu'un seul pied.

Nous redescendons à travers une belle lande  à rhododendron, raisin d'ours et airelles des marais.

Sur cette journée, nous retrouvons toutes les plantes citées par de Candolle
 
 

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