Le Pic du Midi de Bigorre (Hautes-Pyrénées)
Ce cher Augustin étant monté en son temps au Pic du Midi de Bigorre, à 2877m d’altitude, nous devons donc nous aussi accomplir ce pèlerinage sur ce sommet ô combien mythique et fréquenté. Les moyens modernes nous permettent de gagner un temps précieux, et nous avons l’autorisation d’emprunter la piste qui nous conduit au col de Sencours. La météo n’est pas des plus favorables, c’est pourquoi nous nous permettons d’utiliser notre véhicule pour nous avancer, chose que nous évitons au maximum depuis le début de notre périple.
De suite, en bordure de piste, les botanistes font des trouvailles fort intéressantes, et notre présence ici est pleinement justifiée. Nous progressons dans un environnement particulièrement minéral, entourés d’éboulis, et parfois survolés par la benne du récent téléphérique reliant la Mongie au Pic.
Les installations de l’observatoire se rapprochent, et, surprise, au pied de la plus imposante coupole, nous découvrons des lamas. Un petit côté andin dans la Bigorre qui n’est pas pour nous déplaire. Enfin, nous voilà arrivés sur les terrasses de l’observatoire, les touristes sortent par flots du téléphérique et s’agglutinent dans le restaurant, la boutique et autour du panorama sur la terrasse centrale. Drôle d’ambiance après les journées de randonnée sans croiser trop de monde, nous en avions perdu l’habitude, serions-nous devenus de véritables ours des Pyrénées ? Pas encore, car nous aussi nous décidons de prendre un café en terrasse et de profiter des joies du restaurant d’altitude.
Retour au campement chez Yves, à Super Barèges, il a surnommé son établissement le « camping naturel », et malgré une infrastructure des plus rudimentaires, nous apprécions grandement son hospitalité et sa gentillesse.
De suite, en bordure de piste, les botanistes font des trouvailles fort intéressantes, et notre présence ici est pleinement justifiée. Nous progressons dans un environnement particulièrement minéral, entourés d’éboulis, et parfois survolés par la benne du récent téléphérique reliant la Mongie au Pic.
Les installations de l’observatoire se rapprochent, et, surprise, au pied de la plus imposante coupole, nous découvrons des lamas. Un petit côté andin dans la Bigorre qui n’est pas pour nous déplaire. Enfin, nous voilà arrivés sur les terrasses de l’observatoire, les touristes sortent par flots du téléphérique et s’agglutinent dans le restaurant, la boutique et autour du panorama sur la terrasse centrale. Drôle d’ambiance après les journées de randonnée sans croiser trop de monde, nous en avions perdu l’habitude, serions-nous devenus de véritables ours des Pyrénées ? Pas encore, car nous aussi nous décidons de prendre un café en terrasse et de profiter des joies du restaurant d’altitude.
Retour au campement chez Yves, à Super Barèges, il a surnommé son établissement le « camping naturel », et malgré une infrastructure des plus rudimentaires, nous apprécions grandement son hospitalité et sa gentillesse.
Notes des botanistes
Nous montons jusqu'au col de Sencours avec le véhicule de manière à mieux explorer les étages subalpin et alpin. Nous retrouvons comme De Candolle à son époque, l'Astragale des champs et le Gaillet des Pyrénées en pleine floraison. Une très jolie labiée à fleur blanche et violette, la Scutellaire des Alpes, les accompagne sur ces pelouses rocailleuses écorchées. Le paysage à dominante minérale est très sec.Le vent violent lève des tourbillons de poussières qui rendent l'ascension désagréable. Au niveau du sommet, il est évident que le milieu à été totalement transformé par la présence de la station scientifique. De Candolle, lors de son passage, a rencontré un tout autre écosystème. La station accueille actuellement 110 000 visiteurs par an.
Certaines espèces trouvent cependant refuge sur les abords et les falaises des alentours. Ainsi Christophe nous fait découvrir une zone à Androsace ciliée et à Saxifrage d'Iratie deux espèces rupestres qui possèdent un statut de protection. Sur la route du retour, nous trouvons sur une petite pelouse sommitale la potentille frigide, une potentille d'altitude qui correspond quasi certainement à la petite espèce que cite de Candolle.
Nous relevons aussi la Valériane à feuilles de globulaire qu'il nomme sur le massif. Nous rencontrons des collègues entomologistes qui recherchent une espèce d'orthoptère endémique du pic. Il est important de noter que la glace à la surface du lac et la présence de névés rapportés par De Candolle lors de son passage le 6 août 1807, n'ont rien de comparable avec la situation en 2007 où le lac est totalement dégelé, les petites mares autour du lac sont asséchées et la neige depuis longtemps fondue...
La vidéo du jour
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