Du refuge de Batera au Ras des Cortalets. (Pyrénées Orientales)
Le départ est programmé pour 9 heures. Deux heures sont nécessaires pour ranger le camp et organiser le parcours de la journée. Ce matin, le soleil nous accompagne. La progression se fait au rythme de la nature, sans précipitation et avecsérénité.
Les botanistes vont de fleur en fleur, ne laissant rien au hasard. Ils observent et décrivent méthodiquement les plantes. L'ensemble des observations est consigné sur le carnet du botaniste. Nous progressons sur les « Balcons du Canigou », profitant d'un panorama exceptionnel. Après avoir traversé les estives, nous rentrons dans les forêts de hêtres. Nous y trouvons des tapis de rhododendrons recouvrant des pans entiers de montagne.
De son côté, Christian passe avec succès le Pas de l'ours, réputé délicat et engagé pour les chevaux. Hiro et Kaïfa gardent un bon pied montagnard. Nous nous retrouvons à mi-chemin avant le refuge des Cortalets. Nous pensions avoir fait le plus difficile pour les chevaux, lorsque se présente une dalle rocheuse glissante et, malheureusement, orientée vers le ravin. Kaïfa suit Christian et passe sans problème. Hiro, détaché pour gérer lui-même au mieux ce mauvais pas, s'engage sur leurs traces quand, soudain, il est déséquilibré par un sac qui accroche la paroi et son arrière-train bascule dans le vide. Impuissante, toute l'équipe est catastrophée mais Hiro, habitué au vide et - visiblement - aux situations délicates parvient à se rétablir accroché sur ses antérieurs. Nous comprenons alors toute la différence entre un cheval de montagne et une bête qui évolue en plaine, ainsi que le travail de préparation des chevaux de Christian. Nous venons de passer la plus difficile épreuve pour les chevaux depuis notre départ de Collioure.
Nous arrivons au refuge des Cortalets tard dans la soirée, et bivouaquons en contrebas au Ras des Cortalets.



