Sur les traces de la première grande traversée pyrénéenne de 1807 par le botaniste Augustin Pyramus de Candolle... 200 ans après

 
200 ans plus tard...
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Augustin Pyramus de Candolle
La première grande traversée des Pyrénées
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2007/06 - pdf (1.74 Mo)

Bibliographie

 
VOYAGE DE TARBES 1807 : première grande traversée des Pyrénées, un voyage dans le Midi de la France / Augustin Pyramus de Candole ; Journal et lettres à Fanny / transcrits, annotés et présentés par M. Alain Bourneton. aux éditions Loubatières 1999 (31-Portet-sur-Garonne)
 
 
A la recherche d’un texte capital sur les pyrénées et la botanique :
le «Voyage de Tarbes »… comment ce document fut retrouvé et édité.


Le voyage  de De Candolle dans les Pyrénées n’a été longtemps connu que par quelques spécialistes de botanique et surtout à partir d’un résumé que De Candolle publia en 1808.
Ce texte est intitulé « Rapports sur deux voyages botaniques et agronomiques dans les départements de l’Ouest et du Sud-Ouest » ; il est inséré dans les «Extrait des Mémoires de la Société d’Agriculture du Département de la Seine », Tome XI. Ce travail fut republié ultérieurement au XIX ème siècle dans les actes de la Société Linnéenne de Bordeaux.
En fait, ce fut H. Beraldi qui, dans « Cent ans aux Pyrénées » fit succinctement connaître le rôle de ce botaniste dans l’histoire du pyrénéisme. Cependant, les informations de Beraldi étaient trop sommaires pour qu’il ait pu évaluer à son juste niveau l’importance de la traversée et des ascensions que ce botaniste fit dans les Pyrénées. Des écrits de Béraldi, on retiendra surtout la polémique qui survint entre de Candolle et Picot de Lapeyrouse, différent qui éclipsa la première ascension du Montcalm et la rare tentative fait au pic de la Maladeta et surtout le fait que De Candolle et ses compagnons Perrot et Berger, avaient réalisé la première traversée connue des Pyrénées : de la Méditerranée à l’Océan !Presque deux siècles plus tard, Amigo, qui eut accès aux archives de la famille de Candolle, publia une version réduite au département des Pyrénées-Orientales, réduction qui privant le reste des Pyrénées de cette relation de voyage. En effet, une publication intégrale du manuscrit s’imposait. Elle ne fut pas facile à réaliser ! Il convenait d’avoir d’abord accès au manuscrit que détenaient les descendants de A. P. de Candolle. Ayant fait sollicité M. Amigo, cette
démarche n’aboutit pas. Restait dont à commencer une véritable enquête, démarche dont nous avions une certaine habitude puisque c’est par ce moyen que nous pûmes faire publier les manuscrits de Dardenne, autre pyrénéiste inconnu jusqu’alors.La recherche fut longue.
Entre temps, M. André de Candolle était décédé et la nouvelle destination du manuscrit ignorée. La recherche de familles de Candolleà Genève, puisque c’est autour de cette ville qu’il convenait de concentrer les recherches, par manque d’indices fut vaine. Pendant plusieurs années, l’investigation tourna cours et en resta là, jusqu’au jour où une intuition permit de donner la clef de la solution. L’intuition fut le fait de repenser que de Candolle avait été le créateur du jardin botanique de Genève et que c’était de ce côté qu’il convenait de chercher. À partir du numéro de téléphone de ce Conservatoire, je pus entrer en contacte avec M. Burdet, l’un des responsables de cet organisme. Son accueil fut bienveillant, ouvert et… fructueux. À ma question qui l’interrogeait pour savoir s’il avait connaissance du manuscrit de De Candolle, il répondit affirmativement. Mieux encore, il m’informa que le Conservatoire en conservait une copie qu’il pouvait me communiquer. Ne lui ayant pas caché l’importance et l’intérêt pour les Pyrénées d’une éventuelle publication, il me donna le contact et les  coordonnées de M. Bertrand de Candolle dernier destinataire de ce document.
Il ne restait plus qu’à prendre connaissance de la volumineuse copie que me transmis M. Burdet. Plus j’avançais dans cette lecture et plus je prenais conscience de l’importance de ce texte, de sorte que je décidais non seulement de travailler à sa transcription, mais aussi d’ envisager un moyen de publier un tel travail. D’emblée, j’eus l’autorisation de la famille sur le principe d’une publication. Je fus aussi accueillis à Genève chez M. Bertrand de Candolle, afin de vérifier ma transcription sur l’original. J’en enfin accès aux lettes échangées lors de ce voyage entre Fanny et Pyramus, courriers apportant précisions et éclairages à ce exceptionnel voyage. Après une longue transcription, redue parfois difficile par la difficulté du déchiffrement,  vint enfin le temps de la rédaction d’une préface donnant le contexte de ce voyage, ainsi que l’intégration de notes précisant certains points. Devant un tel document, il fallut enfin songer à élaborer l’indispensable index. Ces travaux achevés, alors enfin le moment où il convenait d’envisager  de prospecter  divers éditeurs pour une édition publique. La recherche ne fut pas longue  et le projet fut d’emblé accepté par Françis Loubatières et c’est ainsi que le « Voyage de Tarbes » ou « Première traversée intégrale des Pyrénées », vint enrichir le « corpus » de la littérature pyrénéenne…

Alain Bourneton
 
 
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